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vendredi 24 avril 2020

J'APPLAUDIS les admirateurs, passionnés, collectionneurs, AMIS de CITROËN !






Je remercie et applaudis tous les passionnés, amateurs, collectionneurs, organisateurs, bénévoles, amis, tous les admirateurs de mon grand-père André Citroën, qui ont célébré le Centenaire de Citroën avec enthousiasme, ferveur, amitié, passion, bonne humeur, gentillesse.
Nous avons vécu ensemble de grands moments d'émotion !
Les innombrables célébrations, organisées partout en France et dans le monde, nous ont incontestablement rapprochés ... 
J'ai adoré nos multiples rencontres, les belles histoires que vous m'avez racontées, votre enthousiasme et votre fidélité envers Citroën !

Grâce à tous les acteurs de "l'univers Citroën", 2019 restera une année inoubliable !

La SAGA de la FAMILLE CITROËN : une histoire européenne ...

    

              André Citroën et son épouse Georgina, avec leur fille Jacqueline et leur fils Bernard


                
                  Mon grand-père André Citroën


Mon père Bernard Citroën, Commandeur de la Légion d'Honneur, lors d'une cérémonie d'Anciens Combattants

Jacques Bingen, Héros de la Résistance, Compagnon de la Libération, beau-frère d'André Citroën



LA SAGA DE LA FAMILLE CITROËN, une histoire européenne


La famille Citroën sort de l’ordinaire. Pas seulement parce qu’elle porte un nom très connu qu’André Citroën a rendu célèbre, à tout jamais, mais parce qu’elle a des particularités notables, très diverses, des racines variées, un fort attachement à la France.

Un nom célèbre grâce à l’œuvre d'André Citroën qui a fortement contribué au rayonnement et au développement de la France.
(voir : https://www.hjcitroen-centenaire2019.com/2019/12/0720-2019-centenaire-de-citroen.html ).

La famille Citroën est issue de l’immigration : elle a des attaches dans divers pays européens. C’est Levie Citroen (sans le tréma sur le "e"), le père d’André Citroën, qui émigre de Hollande pour s’installer en France au 19e siècle. La mère d’André Citroën était polonaise et sa sœur Jeanne devient polonaise en épousant le banquier polonais Bronislaus Goldfeder. André Citroën acquiert la nationalité française à l'âge de 18 ans (pour pouvoir intégrer l’École Polytechnique). Georgina Bingen, son épouse, était italienne. Mon père Bernard était français. Ma mère Piroska, fille d'agriculteur, était hongroise, naturalisée suédoise pendant la guerre ; elle parlait couramment 7 langues. Je suis né en Espagne, tout comme mon frère Philippe. Mon frère Bernard est né en France. Il est marié avec Jeffrey Krogh, qui est danois, naturalisé britannique. Mon cousin germain, le marquis André de Saint-Sauveur (fils de Jacqueline Citroën) est "Grand d'Espagne" : il a épousé Ivana Andjelic-Walch, d’origine yougoslave
C’est ainsi une famille vraiment européenne.

C’est aussi une famille d’émigration. Mes parents ont vécu longuement en Espagne puis au Mexique. Pendant la 2e guerre mondiale, ma mère a vécu en Italie avant de se réfugier en Suède. J’ai vécu longtemps au Venezuela (où mes 3 enfants sont nés). Mon frère Philippe habite Bruxelles (où il dirige l'Union des Industries Ferroviaires Européennes). Mon frère Bernard vit entre la Grande-Bretagne et le Luxembourg. Ma fille Clémentine a longtemps vécu en Colombie (ses 2 enfants sont colombiens). Ma fille Anne-Rosalie vit en Grande-Bretagne. Mon fils Charles-Henri est resté à Paris.

Du côté de mon père, c’est une famille d’origine juive mais une partie s’est convertie au catholicisme. Pendant les années 60, mon père a été baptisé. Ma mère était catholique pratiquante. Mes frères et moi avons été élevés dans la religion catholique.

La famille Citroën comporte de nombreux combattants qui se sont battus pour la France et, dans certains cas, sont morts pour elle : mon grand-oncle Bernard Citroën, frère d’André Citroën, est mort en 1914 dans les tranchées de la 1ère guerre mondiale, en essayant de secourir un compagnon blessé (il a reçu la Croix de Guerre à titre posthume) - André Citroën a été combattant dans les tranchées avant de prendre l’initiative de proposer au gouvernement d’installer, en urgence absolue, une usine d’obus, en 1915, près du quai de Javel - Louis-Hughes Citroën, neveu d’André Citroën, capitaine de l'Armée Blindée, membre du réseau Résistance Fer, arrêté en mission par la Gestapo, mort en déportation (1944) - Jacques Bingen, le beau-frère d’André Citroën, Compagnon de la Libération, Héros de la Résistance : sur ordre du Général de Gaulle, dont il était un des plus proches collaborateurs, il a assumé l’intérim de la Direction de la Résistance en zone Sud quand Jean Moulin est mort sous la torture ; trahi, Jacques Bingen a été arrêté par la Gestapo et, au courant de tant de secrets, a préféré se suicider (l’historien Jean Lacouture le considère comme l'un des 3 ou 4 personnages les plus exceptionnels qu'ait révélés la Résistance") - Son frère Max Bingen est mort pour la France en 1917 - Jérôme Lindon, petit-neveu d'André Citroën, est entré dans la Résistance à l'âge de 17 ans - Mon père Bernard Citroën a rejoint le général de Gaulle en Angleterre pour devenir pilote de bombardier dans le groupe Lorraine : il a réalisé de nombreuses missions de bombardement en Normandie et Bretagne en 1944. Avant cela, au début de la guerre, en tant que juif, il a été formellement destitué de l’armée française du régime de Vichy. Il a été président des FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres) - Pendant la 2e Guerre mondiale, mon oncle Maxime Citroën a combattu, en Afrique, ma tante Jacqueline Citroën a été directrice de la Croix-Rouge de Paris 16e et mon oncle Paul de Saint-Sauveur a été l'interprète du général Eisenhower en 1944 et 1945.
 
Dans les études, c'est une famille de battants. André Citroën est un ancien élève de l’École Polytechnique (X98), tout comme mon grand-oncle Louis-Hughes Citroën (X23), mon père Bernard (X37) et mon oncle Maxime (X38). Jacques Bingen est diplômé de l’École des Mines de Paris et de Sciences po. Mon frère Philippe est diplômé de Sciences Po et de l'ENA. Mon frère Bernard est diplômé d'HEC. Mon cousin André Citroën (fils de Maxime) est diplômé de l'INSEAD. Mes cousins et cousines ont tous des diplômes universitaires. Je suis diplômé d'HEC et de Droit. La génération de mes enfants et de mes neveux a fait ou fait de belles études supérieures.

La République a reconnu les mérites de certains membres de la famille Citroën en les faisant entrer dans l’ordre de la Légion d’Honneur : André Citroën (Grand-officier), son beau-frère Jacques Bingen (Chevalier), ses enfants Jacqueline Citroën (Chevalier), Bernard Citroën (Commandeur) et Maxime Citroën (Officier) et son petit-fils Philippe Citroën (Chevalier) ; le célèbre magistrat Raymond Lindon, fils de Fernande Citroën et neveu d'André Citroën, était Commandeur (c'est le père de Jérôme Lindon, qui a été directeur des Éditions de Minuit, et le grand-père de l'acteur Vincent Lindon).

Certaines villes rendent hommage à Jacques Bingen en donnant son nom à des rues : Paris (17e), Hénin-Beaumont, La Chapelle-Saint-Luc et Dunkerque, ainsi que Clermont-Ferrand qui lui consacre un boulevard.  
De nombreuses villes rendent également hommage à André Citroën : des rues portent son nom à Vélizy-Villacoublay, Levallois-Perret, Châtellerault, Cébazat, Dinard, Clichy, Franconville, Pont-du-Château, Saint-Victor, Le Mans, La Chapelle-Saint-Aubin, Chartres-de-Bretagne, Pamiers, Locminé ainsi qu'à Cologne (Allemagne) ; des avenues à Sautron, Le Chambon-Feugerolles, Saint-Herblain, La Valette-du-Var ; des boulevards à Aulnay-sous-Bois, Villepinte et Tremblay-en-France ; à Paris 15e, l'on trouve le Quai André-Citroën, le Parc André-Citroën et la station de métro "Javel-André Citroën". Il y a un collège André Citroën à Paris 15e, un lycée des Métiers de l'Automobile André-Citroën à Marly (Moselle) et une école technique en République Tchèque. Depuis 2011, avec PSA, l’École Polytechnique a mis en place une "Chaire André Citroën". Par ailleurs, André Citroën a reçu un hommage majeur de la part des États-Unis : être admis à l'Automotive Hall of Fame (à Dearborn, Michigan), le Salon des Célébrités Automobiles où un espace lui est dédié à tout jamais.

Depuis 1987, je suis Conseiller du Commerce Extérieur de la France (CCE), nommé par le gouvernement (mandat renouvelé tous les 3 ans), donc au service (bénévole) du développement international des entreprises françaises : j'y assume la présidence du Groupe d'Expertise "Intelligence Economique et Conformité" depuis 2021. Je suis "ambassadeur" de l'Amicale Citroën Internationale qui regroupe plus de 80.000 collectionneurs et passionnés de Citroën dans environ 1000 clubs sur les 5 continents (Citroën est la marque la plus collectionnée dans le monde !).

La famille a été victime des forces obscures (ou pas si obscures) du capitalisme : en 1934, en pleine crise économique mondiale, André Citroën, dont la société « Automobiles Citroën » connaissait de sérieuses difficultés de trésorerie, n’a reçu aucune aide de ses partenaires ni des banques ni de l’État. Il a perdu le contrôle de l’entreprise puis décède le 3 juillet 1935. Quelques mois plus tard, la société, désormais contrôlée par la famille Michelin, reprenait son essor, avec le succès de la Traction Avant qu'André Citroën avait conçue. Mon père a raconté l’histoire dans son livre « La Conjuration de Javel ».

Par respect pour de tels ancêtres, leurs efforts, leurs sacrifices, leurs réussites, leurs rôles bénéfiques pour notre pays, appartenir à une telle lignée donne des responsabilités et oblige à faire de son mieux pour tenter d’être utile et créatif, d’être à la hauteur …


Henri-Jacques Citroën / 22 juin 2021



André Citroën

Mon père Bernard Citroën
Ma mère Piroska Citroën, née Szabo
Portrait "sanguine" d'André Citroën

Ma grand-mère Georgina et ses fils Bernard (droite) et Maxime en uniforme de polytechnicien

Avec mes frères Philippe (à droite) et Bernard (milieu)




Henri-Jacques Citroën saluant le public après son discours d'inauguration du "Rassemblement du Siècle" à La Ferté-Vidame (19 juillet 2019)



jeudi 23 avril 2020

THE SAGA OF THE CITROËN FAMILY : a European story

André Citroën with his wife Georgina, his daughter Jacqueline, his son Bernard, in Deauville
André Citroën

My great-uncle Jacques Bingen, Heroe of the French Resistance, "Compagnon de la Libération"

My father Bernard Citroën during a ceremony of War Veterans




THE SAGA OF THE CITROËN FAMILY, a European story …



The Citroën family is no ordinary family.  Not only because they bear a very well-known name, made famous worldwide by André Citroën, but because they show particularly notable features originating from diverse roots.

The family derives from immigrants, connected to several European countries. André Citroën’s father left Holland and emigrated to France during the 19th century. His mother was Polish. Georgina Bingen, André Citroën’s wife, was Italian. My father Bernard was French. My mother Piroska was Hungarian and became Swedish during the 2nd World War: she spoke 7 languages fluently. I was born in Spain as was my brother Philippe. My other brother Bernard was born in France: he is married to Jeffrey Krogh who is Danish and became British a few years ago. My cousin the Marquis André de Saint-Sauveur (son of Jacqueline Citroën) was married to the late Ivana Andjelic-Walch who was YugoslavianThe family is truly European.

It is also a family that have emigrated. My parents lived in Spain and in Mexico for many years. During the 2nd World War, my mother lived in Italy before taking refuge in Sweden. For many years, I lived and worked in Venezuela (where my 3 children were born). My brother Philippe lives in Belgium.  My other brother Bernard lives in Luxembourg with a 2nd home in the UK. My eldest daughter Clémentine has spent some years living in Colombia (her 2 children were born there). My younger daughter Anne-Rosalie lives in Great Britain. My son Charles-Henri decided to stay in Paris.

On my father’s side, it is a Jewish family, but some members became Catholic. During the 1960’s, my father was baptized. My mother was a practicing catholic. My parents raised my brothers and I as Catholics.

The Citroën family includes quite a number of fighters who fought for France and, in several cases, died for France : my great-uncle Bernard, André Citroën’s brother, was killed in 1914 trying to rescue a companion in the trenches of World War 1 - As an officer, André Citroën himself fought in the trenches before taking the initiative of proposing the immediate construction of a shell factory to the French government in 1915 – Louis-Hugues Citroën, André Citroën‘s nephew, died in a German concentration camp in 1944 – Jacques Bingen, André Citroën’s brother-in-law and a French Resistance hero, was posthumously made “Compagnon de la Libération” : Général de Gaulle, with whom he worked closely, ordered him to become the Head ad interim of the Resistance for the South of France after Jean Moulin, the Head of the French Resistance was tortured and killed. Betrayed, Jacques Bingen was arrested by the Gestapo and, knowing too many secrets, preferred to commit suicide (historian Jean Lacouture considers him as one of the 3 or 4 most exceptional leaders of the Resistance) – His brother Max Bingen died for France in 1917 – My father Bernard Citroën secretly left France to join General de Gaulle in England where he became a bomber pilot in the “Groupe Lorraine” : he carried out a great number of bombing missions in Normandy and Brittany in 1944 ; at the beginning of the War, being a Jew, he was dismissed from the French Army by the Vichy regime. For a long time, he was president of the FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres) – My uncle Maxime Citroën fought in Africa, as an officer during the 2nd World War.

Academically, the family has been strong.  André Citroën graduated from the famous Ecole Polytechnique (promotion X98), as did my father Bernard (X37) and my uncle Maxime (X38). Jacques Bingen graduated from the Ecole des Mines de Paris and from Sciences Po. My brother Philippe graduated from Sciences Po and from the prestigious ENA (Ecole Nationale d’Administration). My brother Bernard graduated from HEC (Ecole des Hautes Etudes Commerciales). My cousin André Citroën graduated from INSEAD. My cousins all have University degrees. I graduated from HEC and from Paris-Sceaux University Law School. The next generation comprising my children and nephews, have all successfully completed their graduate studies.

The French Republic has recognized the merits of some members of the family by awarding them the “Légion d’Honneur” : André Citroën (Grand-Officier), his brother-in-law Jacques Bingen (Chevalier), his children Jacqueline Citroën (Chevalier), Bernard Citroën (Commandeur), Maxime (Officier), his grand-son Philippe Citroën (Chevalier); the well-known prosecutor Raymond Lindon, son of Fernande Citroën and nephew of André Citroën, was Commandeur (he is the grand-father of famous actor Vincent Lindon).

Since 1987, every 3 years, I have been appointed by the French government as « Conseiller du Commerce Extérieur de la France” (French Foreign Trade Advisor), a voluntary role in which I promote the international business development of French companies. I am also an “Ambassador” of the “Amicale Citroën Internationale” which brings together about 70.000 Citroën collectors and enthusiasts gathered in more than 1000 clubs worldwide.

The family has been a victim of the dark forces (or not so dark) of capitalism : in 1934, amidst the global economic crisis of the early 30’s, André Citroën, whose company “Automobiles Citroën” was facing severe cash flow problems, did not receive any help from his partners, the banks or the State. He lost control of the company and, shortly after, he tragically died. A few months later, “Automobiles Citroën”, under the management of the new main shareholder, Michelin, found the path of success again. My father wrote the story of this dramatic end in his book “La Conjuration de Javel”.

Out of respect to such outstanding ancestors, their efforts, sacrifices, successes, and their roles which so benefited our country; belonging to such a lineage gives one responsibilities and a real obligation to do one’s best to try to be useful, and to always rise to the occasion …



Henri-Jacques Citroën / May 18th, 2020


My mother Piroska

André Citroën dans son bureau

"Sanguine" portrait of André Citroën

With my brothers Philippe (right) and Bernard (center)